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Affaire Minembwe : « Si j’avais commis une faute, j’aurais démissionné mais je ne peux pas démissionner pour faire plaisir aux gens haineux », (Ruberwa) 

Devant la presse ce mardi 13 octobre 2020 à Kinshasa, le ministre de la décentralisation et réformes institutionnelles a rejeté en bloc toutes les accusations portées contre lui au sujet de l’érection  de Minembwe, dans le Sud-Kivu, en commune rurale. 

« Pour rappel, la commune de Minembwe est créée en 2013 avec l’ensemble des ETD (Entités Territoriales Décentralisées) de l’ensemble de toutes les provinces. C’était même avant la mise en œuvre du découpage qui est intervenue en 2015. En 2015, vous avez la suspension de deux décrets du premier ministre Matata parce qu’il y avait des interrogations soit sur la viabilité de certaines communes , soit encore sur le coût…En 2017, le gouvernement a tenu un Conseil des ministres et a apprécié le rapport des ministres compétents pour lever la surséance. En 2018, le premier ministre Tshibala a levé la surséance et on a commencer ce qu’on appelle l’opérationnalisation », a fait Azarias Ruberwa. 

Et de poursuivre : « Ça dire  veut qu’à ce stade, lorsque vous voyez le cheminement de la création des communes, plus de 500 entités territoriales décentralisées, Ruberwa n’était pas là. Je faisais l’opposition en 2013, je n’étais pas là. Lorsque les maires ont été nommés, les bourgmestres ont été nommés, vous n’avez pas ma signature, y compris pour le bourgmestre de Minembwe. Donc, l’enjeu, je me dis, ce que par coïncidence si je me suis retrouvé à Minembwe, si c’était un ministre de la décentralisation qui n’est pas de ma communauté ; la communauté de banyamulenge, ça serait un fait divers absolument ».

S’agissant des appels à la démission qui  lui sont lancés, l’ancien vice-président de la République démocratique du Congo a affirmé n’avoir pas commis une faute pour y répondre favorablement. 

« Si j’avais commis une faute, j’aurais démissionné mais je ne peux pas démissionner pour faire plaisir aux gens haineux, qui expriment une haine viscérale, parce que tout simplement et justement il s’agit de Ruberwa, Non! Là, ce n’est pas rendre la justice aux justes. Vous savez, on ne peut pas condamner quelqu’un à la démission sans l’avoir entendu. Le droit ne le permet pas », a souligné Azarias Ruberwa. 

Il a, par ailleurs, promis de se rendre au Parlement en cas d’interpellation sur le dossier Minembwe. Ce, a-t-il précisé, pour que « les élus du peuple connaissent la vérité ».

C’est au mois de septembre dernier que le bourgmestre de la commune rurale de Minembwe a été installé par le ministre provincial de l’intérieur du Sud-Kivu, d’après le ministre Ruberwa. Cependant, cette installation a suscité des réactions au sein de la classe politique congolaise.

Pour certains politiques, à l’instar de Justin Bitakwira, ancien ministre du développement rural, il s’agit là du point de départ de la mise en œuvre du plan de la balkanisation de la RDC. C’est suite à cela que le chef de l’État Félix Tshisekedi a, lors d’une conférence de presse à Goma, dans le Nord-Kivu, la semaine dernière, décidé d’annuler l’érection de Minembwe en commune rurale. 

Prince Mayiro

Source : 7sur7.cd

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