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Conflit au sujet de la route Kananga-Kalamba-Mbuji : l’Ir Pierre Kabala charge CREC7 et appelle à la conscience collective des Centre Kasaïens

Expert en ponts et chaussées, l’ingénieur Pierre Kabala s’est confié à la presse pour faire entendre sa voix au super du conflit qui oppose les autorités provinciales du Kasaï Central à China Railway Seventh Group Corporation Limited, CREC7/RDC (une société de droit congolais, Ndlr). 

Il évoque une « confusion totale de CREC7/RDC » qui d’après lui, « fait de l’amalgame entre une route et une piste ».

Ce dernier explque que sur le plan technique, la gestion de la piste routière de Kalamba Mbuji pose problème. On ne peut installer un péage et un investissement du FONER que sur une route qui est construite ou réhabilitée, ce qui est loin d’être le cas du tronçon routier Kananga – Kalamba Mbuji.

Il indiqie qu’au niveau de la gestion de l’entretien, CREC-7 RDC a opté pour un mode Genis (gestion par niveau de service) même si ce n’est pas dit clairement. Ce mode doit obligatoirement ajoute-il, découler d’une route construite ou réhabilitée, c’est-à-dire remise dans un état répondant aux standards requis d’une nouvelle route reconstruite (chaussée avec couche de roulement, dispositif de drainage ou assainissement, plateforme, assiette,etc) ce qui n’est pas le cas.

Par ailleurs, Pierre Kabala, conseille aux autorités provinciales du Kasaï Central de procéder à un relevé contradictoire de niveau de service à consigner dans le contrat de concession ou de gestion, vitesse de base, points critiques à gérer, obligations environnementales à respecter avec une signalisation étudiée et validée par la commission nationale de prévention routière, CNPR, et le Maître d’ouvrage.

A l’en croire, ce sont ces études qui sont évoquées dans le protocole d’accord mais rien n’est fait. 

« Les prescriptions techniques sont absentes de tous ces accords. On doit obligatoirement avoir un schéma d’itinéraire. Kalamba Mbuji c’est la catégorie à des risques environnementaux, on doit avoir un certificat environnemental, ce qui n’est pas le cas, alors que c’est une obligation légale », a-t-il fait savoir.

Pour cet expert en ponts et chaussées, « on ne peut pas travailler sur une route sans études, sans laboratoire de chantier, c’est criminel ». 

« Que tous ceux qui parlent de cette piste nous disent quels sont les standards : chaussée, accotements, fossés, plateforme, emprise , structure de la chaussée avec différentes couches et matériaux, les essais de laboratoire pour ces matériaux, les carrières exploitées, leur localisation, leur puissance et la nature des matériaux. Jusqu’à présent, j’ai du mal à parler de la route proprement dite de Kalamba Mbuji, c’est une piste saisonnière aménagée et pour ça faut-il appeler une entreprise chinoise? »,  s’est-il interrogé.

Cependant, il en appelle à un sursaut collectif des centre Kasaïens pour empêcher la mise sous tutelle de la province.

Que la conscience collective des Centre Kasaïens dit-il, puisse se rappeler que c’est par cette route et/ou par cette direction que l’exploration du Kasaï est passée, c’est notre identité, nous ne devons pas la compromettre. 

« Il faut aujourd’hui nous dire combien cette piste saisonnière a produit par le péage et ce qui a été fait avec cet argent. Où et quel travail suivant les normes, c’est le devoir de la redevabilité par tout celui qui défend ce fameux contrat. Ne pas aussi tomber dans les diversions de ceux qui veulent brouiller la mémoire des partenaires qui veulent investir pour construire cette route et la moderniser pour désenclaver l’Espace Grand Kasaï », a-t-il conclu.

Pour rappel, un protocole d’accord avait été signé en 2013 entre les autorités de l’ex province du Kasaï Occidental et la société CREC7 qui deviendra plus tard CREC7/RDC. I

Il était convenu la construction d’une route en terres battues de 220 Kms au départ de Kananga jusqu’à la rivière Kasaï qui forme les limites naturelles avec la province angolaise de Lunda Norte, deux ponts devaient être jetés sur les rivières Lueta et Kasaï pour un investissement de 25 millions de dollars. Alors que sur terrain, la route se trouve au niveau de l’ouverture de la piste,  CREC7/RDC installe les postes de péage et de pesage et ouvre la piste au trafic. Ce qui a rendu la route délabrée au grand mécontentement des autorités provinciales et des usagers.

JKM

Source : 7sur7.cd

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