Aujourd'hui :20 October, 2019
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RDC : Le FMI achève sa mission d’évaluation sur une note positive 

QLes services du Fonds monetaire international ( FMI) viennent d’achever leur mission d’évaluation d’une dizaine de jours sur le sol congolais. Elle se termine sur une note positive car le FMI s’est dit prête a démarré la coopération formelle avec la RDC.

Conduite par  Mauricio Villafuerte, Chef de Mission du FMI en République démocratique du Congo (RDC), cette délégation  a mené  des consultations avec les autorités congolaises  au titre de l’Article IV pour la RDC.

Au terme de cette mission, les services du FMI ont affirmé la détermination de leur institution à soutenir les autorités congolaises dans leurs réformes et à poursuivre la coopération avec la RDC dans le futur.

Les discussions entre les experts du FMI et les autorités congolaises ont   porté sur les politiques à mettre en œuvre  pour diversifier l’économie congolaise.

Afin d’améliorer l’environnement des affaires et  encourager les investissements du secteur privé en RDC, la délégation du FMI à recommandé, la réduction de la réglementation, la simplification et la consolidation des impôts et des paiements non fiscaux, l’amélioration de la gouvernance, l’intensification de la lutte contre la corruption et la recherche de rentes.

Les services du FMI a par ailleurs encouragé les autorités  congolaises à accélérer l’adoption du projet de loi anticorruption et de la loi portant création d’une commission indépendante de lutte contre la corruption, en tant que mesures essentielles pour ancrer la crédibilité du gouvernement dans sa quête d’une croissance inclusive et soutenue en  RDC.

L’équipe des services du FMI a en outre  exhorté les autorités de la RDC à s’employer à rationaliser les dépenses fiscales et à consolider les diverses sources de recettes minières au sein du Trésor. 

Ce qui, soutient-elle, donnerait au gouvernement une plus grande marge de manœuvre budgétaire et une capacité d’emprunt accrue pour soutenir les investissements publics et les priorités sociales. 

 Étant donné que les recettes minières peuvent conduire à des dépenses volatiles, l’équipe des services du FMI a suggéré de modifier la formulation de la politique budgétaire de manière à ce qu’elle repose sur un solde budgétaire non minier et de continuer à faire preuve de prudence dans les emprunts publics pour préserver la viabilité de la dette.

Compte tenu des niveaux élevés de dollarisation du système financier et de la vulnérabilité du pays aux chocs externes, la mission a encouragé les autorités congolaises à poursuivre les efforts pour augmenter fortement les réserves internationales par rapport à leur faible niveau actuel d’environ 3 semaines de couverture d’importations. 

Les échanges entre les deux parties avaient également porté sur la nécessité de continuer à renforcer les contrôles fondés sur les risques et la qualité des données financières, et de finaliser le cadre de la lutte contre le Blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC-FT) afin d’améliorer davantage la stabilité financière.

Au terme de cette mission les services du FMI ont salué l’évolution positive des indicateurs macroéconomiques en RDC.

 A en croire Maurice  Villafuerte, la stabilité macroéconomique a continué de se consolider en 2018 grâce aux politiques macroéconomiques prudentes mises en place depuis mi-2017.

La croissance du PIB est passée de 3,7 % en 2017 à 5,8 % en 2018. La production minière a augmenté plus rapidement que prévu, sous l’effet d’une forte augmentation des prix du cobalt. 

En l’espace d’un an à peine,  jusqu’en décembre 2018, a-t-il expliqué, l’inflation en glissement annuel est tombée de 54,7 % à 7,2 %, tandis que le taux de dépréciation du taux de change a fortement ralenti, passant de 31 % à 2,7 %. 

Le déficit budgétaire de 2018 a été contenu à 0,1 % du PIB, contre un excédent de 0,5 % du PIB un an plus tôt, malgré des dépenses plus élevées occasionnées par la tenue des élections en décembre dernier qui ont été couvertes totalement par les ressources propres du gouvernement.

« La croissance du PIB devrait ralentir pour s’établir à 4,3 % en 2019, dû à un ralentissement de l’activité minière dans un contexte d’affaiblissement des prix du cobalt. En revanche, la croissance de l’économie non minière ferait plus que doubler en raison de la hausse des investissements publics et de l’optimisme post-électoral.  A moyen terme, la croissance globale avoisinerait 4 % sur la base des politiques actuelles », a déclaré le chef de mission du FMI en RDC.

 Après une nouvelle baisse à 5.5%  en 2019, poursuit-il il, l’inflation devrait se stabiliser autour de 5% à moyen terme.

Rappelons que la mission d’évaluation des services du FMI en RDC est partie du 22 mai au 5 juin. La délégation a été à la fois à Kinshasa et à Lubumbashi pour mieux se rendre compte de l’évolution de la santé économique de la RDC.

Orly-Darel Ngiambukulu

Source : 7sur7.cd

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