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RDC : Les trois conditions d’Albert Yuma pour transformer le potentiel du pays en richesse 

Albert Yuma, président de la Fédération des Entreprises du Congo, (FEC), a affirmé qu’il est possible de transformer le potentiel de la République Démocratique du Congo en véritables richesse.

Déclaration faite au cours de l’émission « Le Débat Africain », enregistrée à Kinshasa autour du thème « Le Congo, un pays à fort potentiel », en marge de la 5ème édition du Forum Makutano qui s’est tenu du 6 au 7 septembre dernier. 

Tout en reconnaissant que le potentiel de la RDC est bel et bien là et que c’est un don de Dieu, Albert Yuma pense qu’il faut à présent parler de la vraie richesse.

Pour y parvenir, celui qu’on appelle le patron des patrons d’Entreprises en RDC évoque trois conditions principales.

« La première condition ce que l’extérieur, l’étranger arrête de nous mettre des obstacles et bien entendu il faut qu’on prenne notre destin en main. L’environnement des affaires ne se limite pas à la corruption. C’est un vaste chantier où tout est mêlé dans tout. Pour qu’on parle du potentiel à la richesse il faut qu’on prenne notre destin en mains. La deuxième condition, c’est qu’on mette en place de façon volontariste une administration autonome et intègre. La troisième condition c’est les moyens financiers. Si vous n’avez pas les moyens vous n’allez jamais les transformer mais il faut se décider de se donner les moyens et chaque pays à un moment de l’histoire a tiré profit d’un avantage comparatif », a dit Albert Yuma.

Albert Yuma

Pour le président du Conseil d’Administration de la Gecamines, autant il faut créer des champions dans le secteur privé, autant il faut en créer dans l’administration et c’est une condition absolue.

« Au lieu de prendre les critères Doing Business, créons nous-mêmes par une volonté politique, notre culture politique administrative qui convienne aux intérêts de notre économie », a suggéré le président de la FEC.

En outre, Albert Yuma a fait savoir que les mines ne bénéficient pas aux Congolais parce que le secteur minier a été préparé et formaté pour ne servir que l’extérieur. 

« Les mines on doit les réutiliser, les gérer pour que ça serve l’intérieur. Quand je suis arrivé à la Gecamines début 2011, la première chose que j’ai dite la plus grosse erreur c’est d’avoir accepté de donner nos concessions aux entreprises étrangères. Ça été une erreur politique grave, il faut revenir là-dessus », dit Albert Yuma. 

Signalons par ailleurs que cette émission a également connu la participation du directeur général de l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements, (ANAPI), Anthony Nkinzo. 

Jephté Kitsita

Source : 7sur7.cd

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