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RDC-Lutte contre la corruption : « Congo n’est pas à vendre » plaide pour des moyens humains, financiers et matériels importants au profit de la Cour des Comptes

Au cours d’un atelier de renforcement des capacités lancé le lundi 7 septembre 2020 par la campagne « Congo n’est pas à vendre », des acteurs de la société civile invitent les décideurs politiques à mettre suffisamment des moyens humains, financiers et matériels à la disposition de la Cour des comptes au regard de son rôle dans le contrôle des finances publiques et la lutte contre la corruption en RDC.

Ils ont, dans leurs interventions, plaidé pour l’augmentation du nombre de magistrats à la Cour des comptes afin  de permettre à cette institution d’exercer un contrôle de qualité de la gestion des finances publiques à travers toute l’étendue du territoire national.

Les participants à cet atelier ont, par ailleurs, insisté sur la nécessité de la mise en œuvre de la loi organique promulguée en novembre 2018 sur la Cour des Comptes.   

Pour Florimond Muteba, PCA de l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP), le nombre de 60 magistrats de la Cour des comptes est insuffisant pour permettre à cette institution d’effectuer un contrôle de qualité à travers toute la RDC.

« La Cour des Comptes n’a que 60 magistrats pour un pays peuplé comme la RDC. La Cour des comptes de l’Afrique du Sud compte 2.000 magistrats, celle de la Chine compte 1 million des magistrats pour permettre un contrôle sévère des ressources de l’État. Nous voulons que la loi organique promulguée en novembre 2018 sur la Cour des Comptes soit mise en œuvre. Il faut aussi que l’on puisse donner suffisamment des moyens humains, financiers et matériels à la Cour des Comptes« , a-t-il déclaré.

Cet atelier vise à renforcer les capacités des acteurs de la société civile appelés à participer à la campagne en faveur de la Cour des comptes.

Il a concrètement pour objectif, a précisé Florimond Muteba, de renforcer les capacités des acteurs de la société civile afin de comprendre les prescriptions de la loi, notamment de la loi organique N°18/024 du 13 novembre 2018 portant composition, organisation et fonctionnement de la Cour des Comptes, élaborée en vertu des articles 179 et 180 de la constitution en vigueur en RDC.

Au nombre de structures de la société civile qui prennent part à ces assises, figurent celles spécialisées dans la passation de marché dont GREM et IFORDI et celles spécialisées dans le contrôle des finances publiques dont REGED et l’ODEP. 

Cet atelier connaît aussi la participation des associations de défense des droits humains et des mouvements citoyens dont LUCHA et Filimbi.

Orly-Darel Ngiambukulu

Source : 7sur7.cd

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