Aujourd'hui :27 November, 2020
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TRANSCO à l’ODEP : « Le crédit de 910.000 $ n’a jamais été accordé »

Dans un communiqué rendu public ce mardi 12 octobre 2020 pour répondre aux allégations faites par le rapport de l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP), la société TRANSCO affirme que le crédit de 910.000 USD qu’aurait autorisé l’ancien ministre de Transports José Makila auprès de la RawBank pour financer sa propre campagne électorale n’a jamais été accordé.

Par conséquent, souligne cet établissement public,  l’ODEP ne peut pas, dans son rapport, parler de détournement sur cet argent qui n’a jamais existé.

TRANSCO précise que l’obtention d’une ligne de crédit qui n’est qu’un accord du banquier permettant à son client d’ avoir une position débitrice jusqu’à un plafond donné ne devient une opération financière effective qu’au travers des décaissements.

En outre, TRANSCO déplore le fait que l’ODEP ne l’a pas approché pour avoir des informations qui reflètent réellement la réalité.

« Il est vraiment regrettable que l’ODEP se soit interdit d’approcher TRANSCO dans le but de présenter un rapport qui lui ferait gagner en crédibilité dont elle a besoin pour sa précieuse mission de contrôle citoyen », indique le communiqué.

(Ci-dessous le démenti de TRANSCO structuré en 12 points)

1. Au sujet de l’acquisition de bus sans planification, Transco répond que  l’acquisition des bus ainsi que le lancement de Transco ont été décidés suivant les études menées au préalable par des experts. Elle soutient que  jusque-là,  elle est encore à la phase du début dans l’acquisition des bus suite aux contraintes budgétaires du gouvernement; 

2. Au sujet de la consommation du carburant , Transco contredit ODEP sur les allégations selon lesquelles cette société continue à consommer 80 000 L de carburants chaque mois. Elle  souligne qu’à ce jour la quantité utilisée est de 269 167 L par mois alors qu’en 2017 la consommation était de 804 267 L, soit une baisse de 67%. Cela, proportionnellement au nombre des bus utilisés. 

3.  Au sujet de la somme de 617 136 USD décaissée pour payer les arriérés de salaire pour la période de novembre 2018 à février 2019. Transco   parle plutôt d’une subvention de 1.030.000 CDF versée au personnel à titre de primes. « Le montant avancé par ODEP n’existe pas dans les livres de Transco”, indique le communiqué;

4. En ce qui concerne la subvention d’équilibre chiffrée à 730 FC par passager par le gouvernement pour l’amortissement et les pièces de rechange, Transco souligne que l’Etat n’intervient que d’une manière ponctuelle. Elle affirme qu’elle  publie ses recettes journalières qui sont régulièrement affichées sur les valves;

5. Quant à la magouille dans les recettes mobilisées, Transco affirme que le système de collecte tel que mis en place ne permet aucune fraude. Elle précise que toutes les fraudes avérées sont punies par les responsables de Transco;

6. De caisses parallèles chez le directeur financier et autres services. Transco justifie l’existence de ces caisses par la détention indispensable de liquidités pour répondre aux urgences techniques qui se présentent. Aussi, les dépenses sont dûment justifiées; 

7. De recettes de location de bus. A ce sujet, insiste Transco, le fait de percevoir en espèces les paiements de location de bus par de privés ne constitue nullement une faute du point de vue de Transco;

8.De mouvements de fonds hors circuit bancaire concernant les recettes de publicité dans le contrat avec CMCT. Ici, Transco contredit l’Odep qui affirme qu’un montant constant de 20.000$ lui est versé mensuellement à cet effet. Elle précise que le montant versé dépend de nombre de bus pelliculés et roulants. Et le paiement ne se fait que par voie bancaire;

9. Marchés publics hors normes. Transco insiste sur le cas particulier de cette entreprise qui est appelée à recourir à la voie la plus rapide pour assurer la continuité de service;

10  Pour ce qui est du crédit de 910 000USD détourné pour financer la campagne électorale et la ligne de crédit auprès de Rawbank, Transco indique que ce crédit n’a jamais été accordé et par conséquent on ne peut parler de détournements sur cet argent qui n’a jamais existé;

11. Non paiement de fournisseurs et invention de fausses dettes. Transco affirme avoir eu à couvrir ses importants besoins en fonds de roulement par de crédits fournisseurs. Ce, pour la simple raison que cette entreprise est obligée de fonctionner avec des ressources qui couvrent à peine le quart de ses charges d’exploitation suite au tarif très faible qu’elle applique ;

12. Quant à l’approvisionnement en pièces de rechange au marché Gambela. Transco indique qu’elle recourt à l’importation et voie locale pour s’approvisionner. Et l’approvisionnement local ne constitue nullement une faute mais plutôt une nécessité pour ne pas immobiliser de bus.

Rappelons qu’à travers son rapport  qui a donné lieu à une dénonciation au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/ Matete, l’ODEP avait affirmé que l’ancien ministre de Transports et voie de communication José Makila avait autorisé un crédit de 910.000 $ auprès de la Raw bank, l’argent qu’il a utilisé à des fins privées.

Orly-Darel Ngiambukulu

Source : 7sur7.cd

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